dimanche 16 mai 2010

Limites des TIC

Bien que les recherches démontrent que l’intégration des TIC en éducation est favorable à plusieurs niveaux, d’autres tendent à dire que celle-ci présente des limites. Voici un aperçu des limites que présentent les TIC :
  • la motivation des élèves augmente chez les gars et les filles lorsqu’il s’agit d’une approche ludique, mais diminue chez les garçons dès que l’objectif démontré est scolaire (Karsenti (2003));
  • l’utilisation qui est faite des TIC doit être pédagogique afin de favoriser le développement de la mission éducative de l’École québécoise, mais les études démontrent qu’elle serait davantage technologique (Karsenti (2003);
  • l’utilisation et l’intégration des TIC nécessitent du temps, de l’intérêt et une certaine habileté de la part de l’enseignant, ce qui n’est pas toujours réaliste dans les classes actuelles (Karsenti (2003));
  • l’utilisation de certains logiciels et outils peut servir de béquilles pour les élèves et faire diminuer leur taux d’implication dans les tâches exigées, par exemple : l’utilisation d’un logiciel correcteur (Désilet (1998));
  • 88 % des élèves ont accès à un ordinateur à la maison, ce qui fait en sorte qu’il est possible, particulièrement en adaptation scolaire, que certains élèves ne puissent pas réinvestir à l’extérieur du cadre scolaire les apprentissages acquis (Karsenti (2003));
  • le cyberharcelement est une réalité à laquelle les élèves doivent être sensibilisés et sur laquelle les enseignants ne semblent pas suffisamment informés et formés pour intervenir
    (voir
    http://www.vosquestionsdeparents.fr/tag/1689/value/cyber-harcelement);
  • les études réalisées par Russell (1999) ne dénotent pas de différence au plan des apprentissages réalisés en contexte où les TIC étaient intégrées et celui où elles étaient absentes (Russell dans Karsenti (2003));
  • les sources ne sont pas toujours fiables et les élèves, ainsi que l’enseignant, n’ont pas toujours comme réflexe de vérifier celles-ci. Un enseignement et une sensibilisation à ce niveau s’avère essentielle en plus d’une conscientisation aux droits d’auteurs (Association des producteurs et distributeurs des médias d’éducation du Canada, Piette (2003 et 2006), MELS (2007) à l’adresse : http://www.mels.gouv.qc.ca/drd/aut/internet.html));

Bien évidemment, la plupart de ces limites peuvent être contrées et remédiées par les enseignants. D’ailleurs, la formation initiale obligeant la réussite d’un cours portant sur l’utilisation des TIC en enseignement favorise grandement le dépassement de ces limites. Tout compte fait, en étant vigilante et en définissant préalablement les objectifs derrière l’utilisation des TIC dans ma classe, je pourrai répondre à la mission éducative du PFÉQ, qui est d’instruire, de socialiser et de qualifier mes élèves.

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